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Labellisation d’une étude de faisabilité sur les Energies Marines Côtières et Portuaires (EMACOP)

L’étude de faisabilité était présentée par
Philippe SERGENT, CETMEF
Pilote - Coordinateur de l’Etude
Aurélien BARBARIT, Ecole Centrales de Nantes
Michel BENOIT, EDF
Jérôme BOSSARD, Université du Havre
Nicolas GARCIA, SOGREAH
Marc LE BOULLUEC, IFREMER
Sébastien LEDOUX, SOGREAH
Mathieu MORY, Université de Pau
Eric PODER, CINETIC Environnement
Jacques RUER, SAIPEM

L’étude de faisabilité est préliminaire au montage d’un projet nationale. Le projet serait centré sur les ouvrages multifonctionnels sur petits fonds doté d’un dispositif de récupération d’énergie hydraulique.

1 - Le projet a d’abord pour objectif de mieux caractériser le potentiel exploitable et le rendement des technologies existantes afin d’aider le maître d’ouvrage dans ses choix d’aménagement. Une attention particulière sera aussi portée à la survivabilité du système, c’est-à-dire sa capacité à fonctionner ou par défaut à se maintenir en état lors d’évènements extrêmes. Ce travail se déclinera sur une famille d’ouvrages déterminés : les ouvrages portuaires, les ouvrages côtiers, les ouvrages routiers littoraux. On distinguera la construction d’ouvrages neufs et l’adaptation d’ouvrages anciens. Les dispositifs de récupération seront classés en trois catégories : récupération de l’énergie de la houle, de la marée et des courants. Le calcul du potentiel houlomoteur exploitable demandera un travail d’adaptation particulier des bases de données existantes qui ne prennent pas en compte l’effet de la marée sur la houle. Cet effet devient très important en petites profondeurs.

2 - L’impact hydrosédimentaire des systèmes sera aussi analysé dans l’idée d’utiliser au mieux les systèmes houlomoteurs dans une optique de protection de côte. De même la réduction de la houle réfléchie sur les digues pourrait avoir un effet bénéfique en termes d’érosion côtière. Cette étude d’impact hydrosédimentaire doit se dérouler à grande échelle, soit à une échelle dite régionale. Une interface sera développée entre les résultats des études locales autour de l’ouvrage et les modèles régionaux.

3 - Un travail particulier de sélection et d’adaptation des technologies sera mis en œuvre en même temps qu’une action d’innovation sur les technologies. Cette innovation pourra porter soit sur l’adaptation de technologies existantes, soit dans la proposition de nouveaux concepts. Sur ce dernier point : quelques objectifs technologiques seront mis en avant : adapter un dispositif sur un ouvrage ancien, exploiter au mieux la réflexion de la houle sur les ouvrages, réduire l’érosion côtière sur des ouvrages détachés, stocker l’énergie marémotrice dans des digues réservoir, la récupération mixte houle -courants sur des rotors d’hydroliennes, ...

4 - Il s’agit enfin de tester l’applicabilité de ces concepts sur des sites pilotes. Afin de couvrir la diversité des configurations du littoral Français, une quinzaine de sites pilote est proposée. Ces sites ont été choisis afin de pouvoir traiter une variété suffisante de type d’ouvrages et de forçage hydrodynamique. Les sites sont répartis sur la façade Atlantique, Manche - Mer du Nord et Océan Indien. Ce travail devrait permettre d’estimer le coût du kWh associé à un dispositif de récupération d’énergie sur le site pilote.

L’étude de faisabilité a reçu un avis favorable lors de la réunion du CODOR du RGC&U le 22 octobre 2010. L’IREX, porteur du projet, est mandatée pour lancer l’étude de montage visant à définir le cadre et le calendrier de travail du un projet national. Ce dossier sera expertisé par le CS du programme C2D2 et par des experts extérieurs avant d’être présenté au Comité d’Orientation du RGC&U le 9 juin 2011.

Pour en savoir plus

EMACOP_RGCU_22Oct2010 (format PDF - 2.1 Mo)